Impressions d'une première journée longue et riche en solicitations sensorielles. Errances de mes pensées dans ce restaurant ouigoure où les serveurs invitent les clients à une danse endiablée, alors que le
sommeil m'appelle irrésistiblement...
D'entrée de jeu avec le taxi de l'aéroport, nous avons compris que
nous avions atteri à l'autre bout du monde. Tous nos repères se sont envolés sur cette autoroute express.
Shanghai vit à vive allure. Ici le temps est précipité et entraîne tous ces habitants dans une spirale folle. A moins que ce ne soit le contraire. Le flot incessant de passants, piétons,
chauffeurs, à vélo, à mobilette, ou à pousse-pousse avale tout sur son passage, nous y compris.
De ci, de là, nous sommes surpris par le gigantisme de l'architecture, des panneaux publicitaires, et des néons qui éclairent la ville comme un jeu de flipper. Avalanche d'idéogrammes, échos des
conversations fortes et incompréhensibles, odeur de viande grillée... Tous nos sens sont en exergue.
Regards appuyés des chinois, reflet de notre image perçue comme "exotique", enthousiasme des jeunes à nous prendre en photo...
L'exotisme, c'est bien ce que nous percevons ici : porteurs de fruits, ouvriers mangeant accroupis, ...
Mais Shanghai est plein de paradoxes, car c'est aussi l'une des villes les plus développées en Chine. Les shanghaises sont très élégantes, s'habillent à l'occidental et protègent leur peau sous
une ombrelle aux couleurs pastels.
Alors que je m'endors à table, je me demande si quelque part persiste encore le Shanghai d'Indiana Jones ou du Lotus Bleu, le Shanghai des années folles... Mes références, mes images.